Sans vouloir offenser personne, les rapports annuels de l’INPS sont comme le cochon, cet animal noble et généreux dont rien ne se jette, et pas seulement pour des raisons alimentaires. Les peuples qui le considèrent comme impur ignorent ce qu’ils perdent.

Le 25e rapport vient d’être présenté et nous l’avons déjà évoqué dans cette rubrique. Contrairement à l’époque de Pasquale Tridico, lorsque ces publications allaient jusqu’à envisager de possibles interventions législatives, la direction de Gabriele Fava ne souhaite pas dépasser les limites du rôle d’un organisme de protection sociale par rapport aux responsabilités de la politique et des institutions.

Cette pratique est correcte, mais elle risque de tenir l’INPS à l’écart du débat qui s’ouvrira dans quelques semaines sur les retraites, à l’approche de la session budgétaire.

« C’est une responsabilité entre les générations. » Nous savons bien ce qui nous attend lors de l’examen de la loi de finances. Concernant les retraites, le débat reprendra là où il s’était arrêté l’année précédente, avec un affrontement non seulement entre la majorité et l’opposition, mais aussi au sein même de la majorité, autour d’une règle cruciale : l’ajustement automatique, tous les deux ans, des conditions de départ à la retraite en fonction de l’augmentation de l’espérance de vie.

Cette disposition fera l’objet d’une offensive bipartisane, tant pour l’avenir que pour les mesures déjà décidées pour 2027 et 2028 à l’issue d’un compromis ayant entraîné environ un milliard d’euros de recettes en moins. Il est même probable que les critiques se concentrent sur ces mesures — l’étalement d’un relèvement de trois mois des conditions de départ — précisément parce que des élections auront lieu en 2027.

C’est toutefois la seule solution actuellement disponible. Le rapport esquisse une réflexion équilibrée, susceptible de déboucher sur des propositions utiles. Dans l’ensemble, l’adaptation à l’espérance de vie demeure incontournable.