Les prédictions selon lesquelles les modèles d’intelligence artificielle surpasseront bientôt les humains dans toutes les activités et remplaceront une grande partie de la main-d’œuvre sont désormais courantes. Une nouvelle étude de Google Research ne trouve toutefois aucun élément étayant l’hypothèse d’une automatisation massive imminente ni d’un remplacement généralisé des emplois de bureau.

Publiée la semaine dernière, l’étude présente « AI & Economy ATLAS », une analyse des activités, des tâches, du paysage professionnel et de l’adoption de l’IA, fondée sur 15 millions d’interactions anonymisées réalisées avec l’application Gemini, le mode IA de Google et l’API Gemini.

Les premiers résultats montrent que l’IA est largement utilisée dans de nombreuses professions, mais que cet usage reste superficiel et principalement collaboratif. L’automatisation complète des tâches demeure limitée. Selon les chercheurs, l’IA semble surtout utile pour un sous-ensemble de tâches.

Pour parvenir à ces conclusions, l’équipe de Google a utilisé un classificateur automatisé afin de répartir les interactions professionnelles avec l’IA selon les catégories d’emploi standard du Bureau of Labor Statistics et la base O*NET, qui décrit plus précisément les différentes activités professionnelles.

Cette méthode nécessitait une classification probabiliste d’interactions par nature incertaines. Une vérification menée par des évaluateurs humains a néanmoins confirmé qu’elle constituait un indicateur fiable de la manière dont les requêtes adressées à Gemini étaient utilisées dans le cadre professionnel.