Selon le rapport final du High Pay Centre, la rémunération médiane des directeurs généraux des entreprises du FTSE 100 a atteint 5,06 millions de livres au cours du dernier exercice financier. Ce montant, le plus élevé jamais enregistré, représente une hausse de 8,6 % par rapport aux 4,66 millions de livres de l’année précédente.

La rémunération des dirigeants progresse régulièrement depuis la pandémie, période durant laquelle les directeurs généraux avaient subi des réductions de salaire et de primes en raison des effets des restrictions sur les résultats des entreprises.

Les dirigeants des plus grandes sociétés cotées du Royaume-Uni gagnent désormais 130 fois le salaire d’un travailleur médian à temps plein dans le pays. Il s’agit de l’écart le plus important depuis l’exercice clos fin mars 2018, lorsque ce rapport avait atteint 137.

D’après le High Pay Centre, les entreprises du FTSE 100 ont consacré 856,6 millions de livres aux rémunérations au cours du dernier exercice financier, dont 550 millions pour leurs directeurs généraux.

Fondé en 2011 par Deborah Hargreaves, ancienne responsable de la rubrique économique du Guardian, le groupe de réflexion cessera ses activités après quinze années de campagne en faveur d’une rémunération plus équitable des travailleurs.

Son directeur par intérim, Andrew Speke, a déclaré que la forte augmentation, au cours de l’année écoulée, de l’écart entre la rémunération des dirigeants et celle des salariés devrait servir d’avertissement à ceux qui ont fermé les yeux sur la hausse des rémunérations au sommet des entreprises. Il a également exprimé l’espoir qu’un changement de premier ministre et un regain d’attention porté à l’équité économique favorisent une économie plus juste.