Ni les États-Unis ni l’Iran n’ont lancé d’attaque au cours des trois dernières nuits, après près de deux semaines de frappes réciproques qui menaçaient de faire échouer les pourparlers visant à mettre définitivement fin à la guerre.

Le président Donald Trump a suspendu les attaques contre l’Iran pour la troisième nuit consécutive afin d’accorder plus de temps à la diplomatie, a déclaré l’ambassadeur des États-Unis auprès des Nations unies.

S’exprimant dimanche sur Fox News, l’ambassadeur Mike Waltz a affirmé que le président « laissait un peu de place aux discussions en leur accordant une certaine marge de manœuvre ».

Dimanche, un porte-parole de l’armée iranienne a indiqué qu’en réponse, Téhéran avait suspendu ses attaques de « représailles » dans la région.

Cette pause intervient après près de deux semaines de frappes américaines quotidiennes et d’actions réciproques, qui ont de fait réduit à néant le cessez-le-feu conclu en juin.

À la suite de cette interruption, les cours du pétrole ont fortement reculé, passant lundi matin sous la barre des 90 dollars le baril après avoir atteint 100 dollars pour la première fois depuis mai.

Interrogé sur la possibilité que Trump ait provisoirement renoncé à une escalade, Waltz a répondu à NBC : « Je n’irais absolument pas jusqu’à l’affirmer. » Sur CBS, il a ajouté : « Nous verrons dans les prochains jours. Mais soyons clairs : des moyens militaires supplémentaires sont en route vers la région. »

« Le régime devrait croire le président lorsqu’il affirme qu’ils sont prêts à agir et que toutes les options restent sur la table. »

Jusqu’à lundi, Trump ne s’était pas exprimé publiquement sur les derniers développements. Il avait toutefois auparavant publié sur son compte Truth Social des images générées par ordinateur montrant des avions militaires américains bombardant des navires iraniens et l’île de Kharg.

La pause fait suite à 13 nuits consécutives d’attaques américaines contre l’Iran. Selon Washington, celles-ci visaient à « réduire la capacité de l’Iran à menacer la navigation commerciale dans le détroit d’Ormuz ».

Parallèlement, l’Iran et Oman ont tenu vendredi et samedi à Téhéran plusieurs séances de discussions techniques consacrées à la gestion du détroit d’Ormuz, selon Esmail Baghaei, porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères.

Les différends concernant le contrôle du détroit ont ravivé les tensions entre les États-Unis et l’Iran au début du mois et demeurent l’un des principaux obstacles à une fin définitive de la guerre.

En juin, l’Iran et les États-Unis avaient signé un protocole d’accord visant à mettre fin aux opérations militaires.