Un nouveau tentative de protection du secteur européen contre la concurrence chinoise La fédération textile européenne, à travers son association CNA, a sollicité l'imposition d'une adhésion tarifaire de 10 euros pour chaque importation de mode rapide de l'Union européenne. Cette mesure répond directement à la pression fiscale croissante qui pèse sur les entreprises locales, qui voient les coûts d'adoption et de gestion des douanes en constante augmentation. L'objectif principal de cette initiative est de fournir aux autorités de contrôle des ressources financières spécifiques pour identifier et sanctionner les produits non conformes ou dangereux. La fédération souligne que sans un coût supplémentaire pour le contrôle, le système de sécurité ne peut garantir un niveau de qualité adéquat pour les consommateurs européens. La situation s'est aggravée après que l'Union européenne a imposé un droit de douane de 3 euros sur les colis économiques entrant dans le bloc, aggravant déjà la pression sur les coûts d'importation. Ce nouvel élément de pression fiscale se superpose à une absence de confiance dans le lancement de stock chinois, avec Shein qui a subi une chute des ventes en raison des nouvelles taxes. La France a également commencé à mardi d'imposer une taxe sur les produits ultra-rapides, qui entraînera un coût final de près de 20 euros pour chaque article, créant une nouvelle couche de coûts pour les entreprises locales.

La fédération craint que ces mesures, si elles ne sont pas suffisantes, puissent engendrer une escalade des tensions commerciales entre l'Europe et la Chine. La Chine a déjà réagi avec ses propres mesures, imposant des droits de douane similaires à ceux européens, créant ainsi un cercle vicieux qui empêche les produits chinois d'entrer librement dans le marché européen. La fédération textile craint qu'en l'absence d'une intervention fiscale immédiate, le secteur européen risque de perdre sa compétitivité et de devoir fermer ses filières de production. Le secteur textile européen compte environ 200 000 entreprises qui occupent 1,3 millions de personnes, et la fédération insiste sur la nécessité d'une approche équilibrée pour éviter que les règles fiscales ne deviennent un obstacle à l'innovation et à la croissance économique. La société a indiqué que la demande de 10 euros doit être considérée comme un investissement dans la sécurité et la qualité du marché, et non comme un simple coût supplémentaire. Les conséquences immédiates pour les entreprises italiennes et européennes dépendront de la capacité des autorités à adapter les procédures douanières à cette nouvelle tarification, qui pourrait nécessiter des délais d'exécution plus longs et des coûts de gestion plus élevés.

Bien que la Chine ait menacé de réagir avec des tarifs douaniers similaires, la fédération espère qu'un intervention fiscale européenne puisse stabiliser le marché et protéger le travail local sans ouvrir de nouveaux scénarios de conflit commercial.