Le FTSE 100 a atteint un nouveau sommet, porté par de solides résultats d’entreprises, alors que les investisseurs réallouaient leurs capitaux au détriment des valeurs technologiques et des fabricants de semi-conducteurs dans un contexte de ventes mondiales sur le secteur.

L’indice britannique des grandes capitalisations a grimpé jusqu’à 10 951 points mercredi matin avant de céder légèrement du terrain. Il a ainsi enregistré son plus haut niveau depuis le 27 février, veille du début des attaques menées par les États-Unis et Israël contre l’Iran, qui avaient provoqué une forte volatilité sur les marchés boursiers.

Fortement exposé aux secteurs financier et énergétique, le FTSE 100 est resté en grande partie à l’abri des ventes qui ont secoué les valeurs technologiques sur d’autres places mondiales.

En Corée du Sud, les titres des grands fabricants de puces ont poursuivi leur recul. Une valeur du secteur a clôturé en baisse de 6 %, après avoir perdu près de 11 % la veille. Elle se situait alors à son niveau le plus bas depuis le début du mois d’avril et près de 40 % sous le sommet atteint un peu plus d’un mois auparavant. Les échanges ont été suspendus pendant 20 minutes pour la deuxième séance consécutive, après qu’une chute de 8 % a déclenché un mécanisme automatique d’interruption du marché.

Samsung Electronics a également prolongé sa baisse et terminé la séance sur un recul de 5 %. Avec SK Hynix, le groupe représente plus de la moitié de la capitalisation du Kospi, ce qui a donné aux deux entreprises une influence dominante sur le marché cette année.

Ces sociétés avaient attiré les capitaux d’investisseurs désireux de profiter du marché lucratif de l’intelligence artificielle, dans un contexte de pénurie mondiale de puces mémoire avancées. Selon des analystes, la déception suscitée par les résultats de SK Hynix a ravivé les inquiétudes des investisseurs.

Pour les entreprises, l’enjeu ne se limite pas à la progression des volumes : la qualité des revenus, la solidité du portefeuille clients et la viabilité de la marge nette au prochain trimestre sont également déterminantes. À court terme, l’efficacité de l’exécution commerciale restera décisive. Le calendrier d’entrée, les canaux de distribution et le choix des marchés pourraient faire la différence entre une expansion et une contraction des marges.