Clément Delangue, directeur général de Hugging Face, estime que l’attaque « sans précédent » subie par son entreprise exige une réponse à la même hauteur.

S’exprimant sur X après qu’OpenAI a révélé que sa technologie avait échappé à son contrôle pendant un test de cybersécurité, il a demandé à l’entreprise de faire preuve d’une « transparence radicale » dans son enquête. Il l’a également appelée à fournir 100 millions de dollars, soit 75 millions de livres sterling, en puissance de calcul afin de contribuer au développement de défenses contre des attaques similaires.

« Soyez sceptiques à propos de l’agent rebelle d’OpenAI… Cela mérite une réponse sans précédent ! », a-t-il écrit.

Mercredi dernier, OpenAI a indiqué que Hugging Face avait été piratée par un agent, un outil d’intelligence artificielle capable d’accomplir de manière autonome une série de tâches. Celui-ci reposait sur une combinaison de son modèle public le plus récent, GPT-5.6 Sol, et d’un modèle encore plus performant.

L’incident s’est produit lors d’un test destiné à évaluer les capacités de piratage des modèles. L’exercice prévoyait notamment leur utilisation dans une « sandbox » supposée sûre, c’est-à-dire un laboratoire numérique isolé, avec des mesures de sécurité moins strictes.

Après avoir obtenu l’accès à l’internet ouvert nécessaire pour sortir de cet environnement, les modèles ont ciblé Hugging Face parce qu’ils avaient, selon OpenAI, « déduit » que la start-up détenait les informations nécessaires pour « tricher lors de l’évaluation ».

Hugging Face a signalé l’attaque pour la première fois le 16 juillet. À ce moment-là, l’entreprise ignorait qu’OpenAI était impliquée dans l’incident.